Atollo : la lampe de Magistretti et ses répliques
Un cylindre, un cône, une demi-sphère : l'Atollo d'Oluce, 1977, Compasso d'Oro 1979. Les proportions exactes que les répliques ratent toujours.
Trois volumes élémentaires — cylindre, cône, demi-sphère — et l'une des lampes les plus reconnaissables du XXe siècle. L'Atollo de Vico Magistretti, éditée par Oluce depuis 1977, Compasso d'Oro 1979, est devenue l'objet de chevet des intérieurs qui se regardent. Les répliques s'y cassent les dents.
La géométrie exacte
Tout est rapport : le diamètre de la coupole égale la hauteur du corps, l'ombre portée du champignon coupe le cône à un point précis, la coupole semble flotter — elle ne touche le cône que par une tige interne invisible de face. Les répliques posent la coupole trop bas, épaississent le cône, et l'aplomb se perd.
Matières et versions
Métal laqué (noir, blanc, or) pour la 233 d'origine, verre de Murano opalin ou fumé pour les versions verre, trois tailles officielles. Marquage Oluce sur le socle, variateur intégré sur les éditions récentes.
Les prix
Environ 700-900 € pour la petite métal, jusqu'à 2 000 € et plus pour les grandes versions verre. Le vintage des années 70-80 se négocie au niveau du neuf, parfois au-dessus. Les copies à 100-200 € gardent la silhouette de loin — jamais la présence de près.
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